Search:

Home | Men


Haiti: Cinq lessons ? tirer

By: Fondation Europatlas A

L'aide internationale et l'argent sont indispensables, mais insuffisants.
L'ann?e 2010 restera dans les annales comme la plus tragique de l'histoire de Ha?ti.
Mais c'est ?galement l'ann?e au cours de laquelle la plus grande quantit? d'argent affluera dans le pays.
Il est impossible de regarder les images qui nous proviennent de Ha?ti sans ressentir un grand besoin de venir en aide aux Ha?tiens.
Dans le monde entier, des millions de individus le font, ainsi que leur gouvernement.

Bien que ces r?actions soient normales (rappelons l'ampleur du mouvement de solidarit? apr?s le tsunami qui a ravag? l'oc?an Indien en 2004), dans le cas pr?sent, les nouvelles technologies ont permis ? l'aide internationale d'?tre encore plus efficace.
Les images de d?solation nous poussent ? r?agir, et les nouvelles technologies facilitent consid?rablement les interventions.
Sur Twitter, on peut lire le message suivant: <>.
En quelques heures, un million d'Am?ricains ont envoy? ce texto, ce qui a permis de recueillir 10 millions de dollars, lesquels ont ?t? d?bit?s de leur forfait t?l?phonique et transf?r?s gratuitement ? la Croix rouge.
L'organisation humanitaire indique que le total des fonds qu'elle a re?u pour Ha?ti d?passe celui des autres catastrophes.
Les contributions des gouvernements et des institutions internationales ainsi que des entreprises ont ?galement ?t? instantan?es et massives.
Argent, m?dicaments, nourriture, ?quipement et personnel sp?cialis? ne feront pas d?faut.
Ce qui manquera, c'est la capacit? ? les exploiter de fa?on optimale.
Malheureusement, l'exp?rience montre qu'il est fort probable que la volont? de la communaut? internationale faiblisse et que son soutien ? Ha?ti diminue apr?s qu'on aura enterr? les morts, que les orphelins auront disparu des ?crans de t?l?vision et quand les journalistes s'int?resseront ? d'autres calamnit?s.
En deuxi?me lieu, l'aide internationale et l'argent sont indispensables, mais insuffisants.
Les tonnes de m?dicaments qui s'empilent ? l'a?roport de Port-au-Prince ne seront gu?re utiles s'ils ne sont pas canalis?s efficacement via des r?seaux de distribution pour arriver ? temps aux victimes.
Or ces r?seaux de distribution n'existent pas.
Le s?isme qui a frapp? Ha?ti a port? le coup de gr?ce ? un syst?me d?j? rong? par des ann?e de mis?re, de corruption et de mauvaise gouvernance.
C'est pourquoi rendre Ha?ti capable d'assurer ? sa population les services de base - eau, ?lectricit?, sant?, police, ?coles - est le v?ritable d?fi post-s?isme.
La reconstruction des habitations, des ?coles, des h?pitaux et des b?timents administratifs sera longue et co?teuse.
Mais pas autant que la mise en place d'institutions qui puissent donner au pays une capacit? minimale de fonctionnement.
Troisi?mement, la pr?sence d'organisations ?trang?res en Ha?ti a des effets ? la fois positifs et n?gatifs.
Avant ce tremblement de terre, l'effroyable situation du pays le plus pauvre et le plus d?faillant du continent am?ricain avait d?j? fait de lui la destination importante des ONG en tous genres.
Le journaliste David Brooks nous apprend dans le New York Times que Ha?ti est le pays au monde qui compte le plus d'ONG par habitant.
C'est ?videmment une tr?s bonne chose.
Le probl?me est qu'il n'y a pas de gouvernement pour assurer leur coordination et que la pr?sence d'autant d'organisations non gouvernementales qui disposent de plus d'argent, de personnel et de capacit?s que l'Etat rendent la gouvernance encore plus difficile.
Plus difficile encore, parmi toutes les ONG attir?es par le chaos qui r?gne en Ha?ti, certaines sont peu recommandables.
Les narcotrafiquants ont profit? de la situation.
Ha?ti est devenu la plaque tournante privil?gi?e de la drogue en provenance des Andes et destin?e au march? nord-am?ricain.
Certains des individus les plus influents des milieux politique et ?conomique ha?tiens vivent au Mexique et en Colombie: ce sont les barons de la drogue.
Ceux-l? n'ont pas souffert du s?isme.
Quatri?me consid?ration: il faut aider la R?publique dominicaine.
Parfois, les s?ismes provoquent aussi des tsunamis.
Bien que celui de Ha?ti n'ait pas engendr? de tsunami, cette catastrophe produira une vague de r?fugi?s qui envahiront la R?publique dominicaine.
Ce pays, quoique plus prosp?re et mieux gouvern? que Ha?ti, est ?galement tr?s pauvre.
In?vitablement, le malheur ha?tien accentuera davantage le mouvement d'?migration vers la R?publique dominicaine.
Ce qui accro?tra la pression sociale et les demandes aupr?s des services publics dominicains d?j? d?pass?s.
Si on n?glige ce pays aujourd'hui, il risque d'?tre en proie une grave crise sociale et agricole.
Finalement, malgr? les consid?rations pr?c?dentes, la communaut? internationale et les Ha?tiens pourraient nous surprendre en bien.
La communaut? internationale peut tirer les le?ons de ses erreurs pass?es et adapter en cons?quence ses initiatives en Ha?ti.
Les ressources, jamais suffisantes, ne sont pas aussi rares qu'elles l'ont ?t? jusqu'? maintenant.
Les Ha?tiens et leur diaspora dynamique peuvent prendre conscience du fait que cette trag?die repr?sente une occasion unique de changer de cap.
Ce sc?nario optimiste est peu probable, mais pas impossible...


Article Source: http://www.e-learnet.org

Please Rate this Article

 


Not yet Rated

Click the XML Icon Above to Receive Men Articles Via RSS!

New Stuff | About Us | Link to Us | Contact Us | Privacy Policy | Terms of Service

Powered by Article Dashboard